La première année

La première année est une année conçue comme une année d’orientation commune aux deux mentions du premier cycle.  Elle permet aux étudiants d’acquérir les bases techniques, pratiques et théoriques nécessaires à leur poursuite d’études. Les enseignements sont entièrement tournés vers l’acquisition des fondamentaux du design (dessin, volume, couleur, matière code, machines, plans, morphologie, structure, photo, vidéo, peinture) et une initiation individualisée au design d’objet et espace et visuel et graphique. Ils offrent aux étudiants des contenus théoriques en histoire de l’art, culture du design et cultures numériques.

Le premier semestre se termine par une évaluation collégiale de l’étudiant par l’équipe pédagogique et donne lieu à une appréciation accompagnée par le nombre d’ECTS obtenus. Le deuxième semestre se conclut par un bilan constitué d’une épreuve orale et de l’examen d’un dossier de travail qui sera jugé sur la qualité globale de sa présentation, sa rédaction et sa recherche iconographique. L’obtention des 60 ECTS est requise pour le passage en 2e année, ainsi que l’approbation par une commission en fin d’année. Il n’y a pas de possibilité de rattrapage d’ECTS en fin de première année.

La deuxième et troisième année

Les deux années suivantes, qui conduisent au DNA, forment un bloc.
L’ÉSAD Orléans propose deux mentions principales :

Ces deux années délivrent aux étudiant.e.s un enseignement articulant des projets obligatoires (tronc commun), des projets optionnels (parcours individuels), des modules, le suivi individualisé du projet personnel, des temps de recherche collaboratifs appelés Sondes et un stage professionnel.

Les projets obligatoires sont destinés à un travail en profondeur (80 heures par semestre). Les projets optionnels, quant à eux, permettent à l’étudiant.e d’individualiser son parcours (40 heures par semestre). Au dernier semestre de la troisième année, l’étudiant.e est invité.e à reprendre l’un des projets optionnels qu’il a déjà choisi, lui donnant ainsi la possibilité de s’en nourrir pour son projet de diplôme.

Au cours des deux ans, l’étudiant doit choisir 4 (DOE) ou 5 (DVG) modules. Essentiellement constitués d’expérimentations et d’exercices, les modules permettent de compléter les savoirs et maîtrises techniques des étudiant.e.s dans un domaine particulier. Ils ne sont pas le lieu du développement du projet mais de l’acquisition des moyens de sa mise en oeuvre.

Les sondes ont pour objectif de sensibiliser à l’activité de recherche-création. Elles doivent faire découvrir à l’étudiant.e ses méthodes, ses pratiques et ses finalités. La sonde répond à une (non-)méthodologie particulière. Directement inspirée du théoricien des média Marshall McLuhan, la sonde ne cherche pas à faire passer un message, mais à provoquer un comportement d’ouverture à l’environnement technologique et culturel. Une sonde ne cherche pas la preuve. Elle est exploratoire. La sonde ouvre la pensée et la fait circuler. Le format des sondes se nourrit de ses contenus. Proposée par deux enseignant.e.s au moins, elle offre un axe de recherche en lien avec la pratique des étudiants et notre environnement technologique, tel que les matériaux, l’image, le jeu, le temps de la création, les questions écologiques, l’édition, le vernaculaire, l’attitude documentaire, le graphisme…

Au cours de sa formation, l’étudiant.e. peut être amené.e à participer à des projets spécifiquement organisés dans le cadre d’un partenariat (festival, institution publique, entreprise…). Il ou elle pourra être impliqué.e dans l’organisation de la programmation culturelle de l’école (expositions, salons…). Toutes ces actions ouvrent droits à une délivrance d’ECTS. Enfin, un stage professionnel est obligatoire en 2e année (3 mois minimum).

Le deuxième semestre de la troisième année (dernier semestre du cursus) privilégie le parcours personnel : il propose un accompagnement par des enseignant.e.s dédié.e.s (tutorat) et la rédaction d’un dossier, sorte de pré-mémoire soutenant la démarche de l’étudiant.e. La mise en espace, la scénographie et la communication du diplôme font l’objet d’un suivi particulier. La fin de la troisième année est marquée par le Diplôme National d’Art.

Le Diplôme National d’Art (DNA)

Le DNA sanctionne la troisième année d’études et vaut grade de Licence. Il est inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles. Pour l’obtenir, le candidat ou la candidate doit être en mesure de présenter un projet personnel, une sélection de travaux effectués au cours de ses trois années d’études et un dossier rédigé (appelé « écrit » du DNA). L’ensemble est soutenu, pendant environ trente minutes, devant un jury composé de deux personnalités extérieures et d’un représentant de l’école.

Les critères d’évaluation sont :

  • La qualité de présentation des travaux (formelle et critique)
  • La pertinence du parcours et des recherches liées au projet
  • La contextualisation du travail (la qualité des références et la diversité des connaissances)
  • La qualité des réalisations plastiques et théoriques

Pour se présenter aux épreuves du DNA, le ou la candidat.e doit avoir obtenu.e 165 ECTS. En outre, la présentation au DNA est précédée par un passage devant une commission qui décide, après un bilan, de la capacité de l’étudiant.e à soutenir son diplôme.

En cas d’échec, l’étudiant.e ayant obtenu 120 ECTS à l’issue des quatre premiers semestres est titulaire du certificat d’études plastiques (CEAP) délivré par l’école et agréé par le ministère de la Culture.

Pour en savoir plus, consultez le texte réglementaire.