Domaines de recherche

Design des objets connectés, sculpture des données et nouvelles matérialités

Description

Aujourd’hui l’acte et la production de celui qui dessine des objets se déploie à la fois dans la matérialité tangible et dans les champs des immatériaux numériques. A la couture, ses objets articulent les deux espaces.

Le designer est en effet amené à penser, dessiner et faire émerger des objets qui connectent et interfaçent le monde tangible et l’environnement numérique.

Il dispose pour cela de technologies issues de l’ingénierie et des sciences (électronique embarquée, informatique ambiante etc), d’informations, de réseaux et de média de création dits “dématérialisés” (Internet, données, logiciels de conception), de modes de fabrication hybrides (imprimantes 3D, CNC, etc.), et de nouvelles matérialités (issues de la synthèse, du vivant etc.).

Les objets algorithmiques, sont dotés de capacités de connexion, de communication, et de calcul. A la fois récepteurs et émetteurs, ils tendent vers une forme d’intelligence qualifiée d’“artificielle”. Sensibles à leur environnement et aux humains, ils captent, quantifient, computent, et transmettent.

Abordant de manière spéculative la nature des objets computationnels et connectés, le programme de recherche s’interroge sur leur dimension ubiquitaire, leur aptitude à émettre, recevoir, capter et traiter des données, ainsi que sur leur autonomie grandissante dans les espaces qu’ils peuplent et déterminent.

Comment l’interconnexion de ces objets, à l’intelligence à la fois embarquée et distribuée avec le réseau, redéfinit-elle notre rapport au monde et selon quelles logiques ?

Comment, les informations (data), captées et diffusées par ces objets augmentés, accumulées dans les fermes de données puis analysées, participent-elles de l’algorithmisation de nos vies?

Axe de recherche 2020-2023: DATA_bod(ies)

Démarche

Speculative design: le programme expérimente une démarche et une méthodologie de recherche-création qui définit un design à la fois spéculatif et performatif comme façon d’envisager les possibles et le réel afin de dépasser une posture exclusivement critique.

Data sculpture: Comment les data à l’heure des neural networks et de l’intelligence artificielle sont susceptibles de former, d’informer l’objet en s’incarnant dans la matière de facon critique, politique voire poétique?

Computational crafts: Comment par l’appropriation et le détournement des process de calculabilité et des outils de modélisation l’artiste et le designer peuvent aujourd’hui définir de nouveaux arts de faire du “bricodage” au prototypage ?

Équipe

Enseignant.e.s-chercheur.e.s de l’ECOLAB:
Caroline Zahnd (directrice✨), Olivier Bouton, Sylvia Fredriksson

Etudiant.e.s-chercheur.e.s associé.e.s en DSRD :
Léa Fernandes, Antoine Blouin

Site web

Objets et arts de faire computationnels